Bon, parlons franchement. Si vous cherchez une moto qui vous donne envie de sortir même pour aller chercher le pain, qui se faufile en ville sans effort et qui reste fun sur une petite route sinueuse, la moto roadster coche toutes les cases. Pas de carénage qui cache tout, une position droite qui vous laisse respirer, et ce sentiment direct avec la route. C’est simple, c’est efficace, et ça explique pourquoi cette catégorie reste ultra populaire en France.
Qu’est-ce qu’une moto roadster exactement ?
En gros, c’est une moto sans carénage complet (ou avec un mini saute-vent tout au plus). Position de conduite naturelle, guidon haut, repose-pieds bien placés pour que vous soyez droit et détendu. Le moteur, souvent issu d’une sportive mais revu pour plus de couple et de souplesse, pousse fort dès les bas régimes. Pas de protection contre le vent digne d’une routière, mais une vraie connexion avec ce qui se passe sous vos roues.
Le mot « roadster » vient un peu de l’automobile, ces cabriolets sportifs. En moto, il a fini par désigner toutes ces naked bikes qui privilégient la maniabilité et le plaisir brut plutôt que la vitesse pure ou le grand tourisme. Aujourd’hui, beaucoup sont des sportives déshabillées avec des châssis affûtés et de l’électronique moderne, mais l’esprit reste le même : léger, réactif, et fait pour s’amuser sur la route.
Pourquoi tant de motards craquent pour une roadster ?
Le truc, c’est la polyvalence. Vous l’utilisez tous les jours en ville, elle passe partout. Le week-end vous partez sur les petites routes, elle se joue des virages sans broncher. Et même si vous voulez pousser un peu plus loin, elle reste accessible. Moins de poids qu’une sportive, centre de gravité bas, freinage souvent excellent… tout ça rend la prise en main plus intuitive, surtout quand on progresse.
Évidemment, il y a des contreparties. Sur autoroute à 130 km/h pendant des heures, le vent vous tape sur le torse et ça finit par fatiguer. Pour les très longs trajets chargés, une routière ou un trail sera plus reposant. Mais pour 80 % des usages réels des motards français, la roadster fait largement le job. Et honnêtement, ce côté « je sens tout » fait partie du charme.
Les roadsters qui tournent le plus en 2026
Le marché est riche. Du côté des valeurs sûres, la Yamaha MT-07 continue de tout casser. Son bicylindre de 689 cm³ donne un couple énorme pour son poids (environ 184 kg), et les 73 chevaux rendent chaque accélération jubilatoire. C’est la moto qui fait sourire même les pilotes expérimentés.
Honda a relancé la flamme avec la CB750 Hornet. Look moderne et agressif, moteur coupleux, et un prix qui reste sage autour de 8000 euros. Parfait pour qui veut du neuf sans se ruiner. Kawasaki de son côté propose la Z900, un quatre cylindres qui chante et qui a du répondant, avec un châssis qui invite à jouer dans les courbes.
Plus haut dans la gamme, la Triumph Street Triple 765 RS séduit par son trois cylindres magique et sa légèreté. Et pour les pilotes confirmés qui veulent du très haut niveau, les KTM 1390 Super Duke ou Ducati Streetfighter V4 S offrent des performances de malade, mais demandent de l’expérience.
Ce qui change ces dernières années, c’est que même les modèles d’entrée de gamme embarquent maintenant des écrans TFT, des modes de conduite et des aides électroniques qui rendent tout plus sûr et plus agréable.
Quel roadster pour débuter ou en permis A2 ?
Si vous sortez du permis ou que vous voulez une première moto sympa et pas trop intimidante, orientez-vous vers les versions bridées à 35 kW (47,5 ch). La MT-07 existe en A2, tout comme la Kawasaki Z650, la Honda CB500F ou la plus récente CB750 Hornet dans sa version bridée. Ces motos restent vives, pèsent peu, et pardonnent plus facilement les petites maladresses.
Le point important : essayez toujours avant d’acheter. Une bonne position, une selle à la bonne hauteur, un poids qui vous convient… ça change tout pour progresser sereinement. Et puis prenez une moto avec ABS, c’est devenu quasi indispensable.
Les prix d’une moto roadster neuve ou d’occasion
Côté neuf, une bonne roadster milieu de gamme (700-900 cm³) tourne entre 7500 et 11000 euros environ. La MT-07 se place autour de 8500 euros, la Hornet un peu en dessous. Les plus puissantes ou plus premium montent vite à 15 000-25 000 euros et au-delà pour les monstres comme la KTM ou la Ducati.
L’occasion, c’est souvent le meilleur plan. Vous trouvez des MT-07 ou Z650 de 2-4 ans avec peu de kilomètres entre 5500 et 7500 euros. Plus anciennes mais solides, ça descend facilement sous les 4000-5000 euros. Comme toujours, vérifiez l’entretien, la chaîne, les freins et l’état général. Des sites comme La Centrale ou les concessions proposent des garanties sur les occasions récentes.
Accessoires qui changent vraiment la vie sur une roadster
Parce que ces motos sont nues, on peut les personnaliser sans tout casser. Le premier accessoire que beaucoup installent : un petit saute-vent (Ermax, Puig ou MRA). Ça réduit nettement la pression du vent sur le torse à vitesse élevée sans transformer la moto en carénée. Vous gardez le look roadster tout en gagnant en confort sur autoroute.
Un échappement aftermarket donne une voix plus rauque et sympa (attention à l’homologation). Pour les trajets un peu plus longs, des sacoches souples ou un petit top case discret permettent de transporter le casque ou un sac sans alourdir la ligne. Les grips chauffants, les protège-mains, un support téléphone bien fixé… tout ça rend les trajets quotidiens plus agréables sans trahir l’esprit de la machine.
Rouler en roadster : ce qu’il faut garder en tête
Au final, une moto roadster convient à ceux qui veulent sentir la route, qui aiment la simplicité et qui cherchent une bécane polyvalente pour tous les jours. Que ce soit pour la ville, les petites routes du week-end ou même un peu de rythme, elle s’en sort toujours bien.
Bien sûr, sur longs trajets autoroutiers vous allez morfler un peu du vent, mais c’est le compromis pour ce feeling direct et ce poids plume. Et franchement, pour la majorité des motards, c’est largement suffisant et carrément plus fun qu’une moto plus « confortable » mais moins vivante.
Si vous hésitez encore, allez en concession et essayez-en deux ou trois. Rien ne remplace le moment où vous posez les mains sur le guidon et où vous sentez que « c’est celle-là ». La bonne moto roadster, c’est celle qui vous donne envie de rouler plus souvent. Et ça, ça n’a pas de prix.